L’Association des Médecins-dentistes Helvétiques (AMDH) a adopté
un nouveau nom – SDS pour Swiss Dentists’ Society –, lors de
l’assemblée générale extraordinaire du 06.12.2001. Le 26.03.2002,
la SSO, se sentant lésée, a exigé que nous renoncions à
l’appellation de Swiss Dentists’ Society qui serait la traduction
littérale du nom allemand de leur Société, soit Schweizerische Zahnärzte-Gesellschaft.
Le nom officiel de la SSO pour Société Suisse d’Odonto-stomatologie ne correspond pas à la traduction exacte du
nom allemand et, en toute bonne foi, nous n’avons jamais pensé qu’il pourrait y avoir confusion entre nos deux associations. En
adoptant le terme SDS, nous n’avons surtout pas cherché à créer une confusion avec une Association – la SSO – dont
nous souhaitons nous démarquer. Après quelques démarches et recherches auprès du registre du commerce, il ressort que notre
nom est conforme et qu’il a été dûment enregistré.
Le 22.04.2002, nous répondions en ces termes au Dr A. Zimmer, président en exercice de la SSO :
Monsieur le Président,
Vous n’ignorez sans doute pas la lettre que nous a adressée Me A. Weber (cf. copie ci-jointe). Nous sommes un peu surpris de
cette façon de procéder et nous ne comprenons pas le sens de cette démarche.
Pour rester dans un cadre plus confraternel, je vous propose donc
de nous rencontrer afin que vous m’apportiez quelques éclaircissements.
Dans l’attente de vos nouvelles, je vous prie de croire, Monsieur
le Président, en l’assurance de mes sentiments distingués.
Le Dr A. Zimmer a accepté cette proposition et une rencontre a eu
lieu le 06.06.2002. Elle ne s’est pas vraiment déroulée dans le
cadre confraternel souhaité car Me A. Weber accompagnait le Dr A.
Zimmer. Ce fût un échec. Et vous pourrez lire ci-dessous les deux
lettres que nous avons ensuite adressées au Dr A. Zimmer.
Genève, le 20 juin 2002
Monsieur le Président et cher Collègue,
Après notre entrevue le 6.6.02, nous devions vous communiquer sous
huitaine le délai qui nous était nécessaire pour prendre un avis de
droit sur le sujet cité en référence.
Après discussion entre les membres et divers conseils, nous
pensions pouvoir vous donner une réponse assez rapidement. Mais tout
bien réfléchi, nous souhaitons attendre début septembre pour vous
transmettre notre position définitive.
Ce délai peut vous paraître bien long mais on entre dans une période
de vacances, y compris pour la justice.
Tout en regrettant de ne pas avoir été entendu, nous vous prions
de croire, Monsieur le Président et cher Collègue, en l’assurance
de nos sentiments distingués.
Genève, le 16 septembre 2002
Monsieur le Président,
Nous avons repris les divers arguments que vous nous avez opposés,
concernant le choix du nom de notre association, soit Swiss
Dentists’ Society, en prétextant qu’il pouvait y avoir confusion
avec l’abréviation de votre association, soit SSO.
Nous vous rappelons, tout d’abord, que le nom officiel de votre
association est Société Suisse d’Odontostomatologie (SSO), ce qui
laisse apparaître qu’il n’y a aucune possibilité de confusion
entre nos deux associations.
De plus, il paraît évident qu’un médecin-dentiste qui
souhaiterait faire partie de l’une ou l’autre des associations, ne
manquera pas de prendre tous les renseignements nécessaires
concernant l’activité, les services, ainsi que les prestations
mises à disposition par chaque association, avant d’y adhérer.
De ce fait, il ne fait nul doute qu’il n’y a aucune confusion
possible, puisque nous n’avons pas les mêmes buts, ni les mêmes
services.
Quant à votre argument, selon lequel la traduction en langue
allemande de l’abréviation SSO s’approcherait du nom donné à
notre association, il n’est pas possible de le retenir, car seule
l’inscription officielle fait foi.
Nous tenons également à préciser que pour la bonne règle, nous
avons fait quelques recherches au Registre du Commerce, recherches
desquelles il ressort que notre nom est totalement conforme aux règles
fixées par ledit Registre.
Nous sommes donc désolés de poser un refus à votre demande, qui
consiste à ce que nous changions le nom de notre association.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, nos salutations les
meilleures.
Le 18.12.2002, Me Thomas Legler (du cabinet d’avocats Python
Schifferli Peter & associés) nous adresse une lettre au nom de la
Schweizerische Zahnärzte-Gesellschaft, nous accusant d’usurpation
de nom et il nous somme d’abandonner le nom de SDS. Voici notre réponse
:
Genève, le 21 janvier 2003
Maître,
Pour donner suite à votre pli du 18 décembre 2002 et à votre
ultimatum concernant les exigences de votre mandante, il nous apparaît
nécessaire de faire les diverses mises au point qui s’imposent.
Nom de notre association :
Nous avons volontairement recherché un nom qui pouvait être
reconnu de manière internationale par l’ensemble de nos confrères
(domiciliés en suisse et à l’étranger), c’est pour cette raison
que nous avons choisi le nom de Swiss Dentists’ Society.
Avant de procéder à l’enregistrement au registre du commerce de
notre association nous avons tout naturellement fait une recherche
d’antériorité, qui s’est révélée négative.
En effet, aucune inscription ne ressemble de près ou de loin au
nom que nous avons choisi, raison pour laquelle notre association a été
inscrite au registre du commerce suisse sous la raison sociale
susmentionnée.
Il nous apparaît inutile de vous préciser que cette inscription a
fait l’objet d’un examen par les autorités compétentes qui
n’ont émis aucune objection quant au nom choisi, raison pour
laquelle l’inscription a été faite sans restriction.
Nous relèverons qu’aucun recours n’a été déposé par des
tiers suite à la publication, dans la feuille officielle suisse du
commerce et dans la feuille d’avis officielle du canton de Genève,
de notre inscription.
Nous relèverons encore, si besoin est, que votre mandante est
toujours désignée sous l’abréviation SSO dans tous les documents
officiels consultables par tout un chacun, ce qui démontre bien
qu’il ne peut y avoir confusion entre le sigle SDS et le sigle SSO.
Sur ce point nous vous renvoyons aux divers rapports de
consultation publiés par le département fédéral de l’intérieur,
où votre mandante est toujours citée sous le sigle SSO.
Concurrence déloyale :
Nous vous avouons que nous ne comprenons pas la position de votre
mandante, qui semble vouloir monter en épingle un non-événement,
pour justifier un prétendu dommage.
Il nous apparaît qu’une association professionnelle doit être
en mesure d’offrir à ses membres tout l’encadrement nécessaire
au respect du but de l’association, raison pour laquelle nous axons
nos priorités sur tous les points permettant d’exercer notre
profession de manière optimale pour le bien du patient.
De plus, il nous semble plus utile, compte tenu des révisions en
cours sur le plan du droit fédéral de consacrer notre énergie à la
défense des intérêts de nos membres et par voie de conséquence de
leurs patients.
Nous vous rappelons que les thèmes comme la formation post-grade,
la formation continue et les relations avec les universités devraient être traités en priorité.
En représentant nos membres auprès des autorités nous estimons
faire notre devoir et en aucun cas porter ombrage à la SSO.
En conclusion, nous ne pouvons pas donner une suite favorable à votre ultimatum.
Veuillez croire, Maître, à l’assurance de notre considération distinguée.
(*attention, il ne s’agit pas d’une nouvelle association)